L'âge ne constitue pas, à lui seul, un facteur de risque professionnel. Ce sont notamment les conditions de travail et les expositions accumulées au fil des années qui peuvent contribuer à l'usure professionnelle.
Les contraintes physiques (manutentions, gestes répétitifs, postures contraignantes), les horaires décalés ou encore les facteurs psychosociaux (charge de travail, manque d'autonomie, changements organisationnels) peuvent, à terme, fragiliser la santé des salariés et compromettre leur maintien en emploi.
Organisée en principe durant l'année des 45 ans du salarié, sauf échéance différente prévue par accord de branche, cette visite permet de faire le point sur l'adéquation entre l'état de santé et le poste de travail, dont les facteurs de risques cardiovascuaires , d'identifier les risques d'usure professionnelle et d'envisager, si nécessaire, des adaptations.
La prévention de l'usure professionnelle ne commence toutefois pas à 45 ans : elle se construit tout au long du parcours professionnel.
En savoir plus sur la visite de mi-carrière
L'évaluation des risques professionnels et le DUERP permettent de repérer les contraintes et de définir des mesures de prévention adaptées.
Par exemple, installer des aides à la manutention ou réorganiser les espaces de travail pour limiter les sollicitations physiques.
Au-delà des aménagements de postes, favoriser l'autonomie, la reconnaissance, le développement des compétences et le dialogue contribue à préserver la santé des salariés.
Par exemple, associer les salariés expérimentés aux évolutions de l'organisation du travail et favoriser la transmission de leurs savoir-faire permet de valoriser leur expérience tout en accompagnant les changements.
Douleurs persistantes, arrêts répétés ou difficultés à tenir son poste : ces signaux doivent inciter à agir sans attendre.
La visite à la demande, la visite de préreprise ou l'accompagnement par la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) permettent de rechercher des solutions adaptées.
Nos équipes pluridisciplinaires accompagnent les entreprises dans l'identification des risques d'usure professionnelle, l'amélioration des conditions de travail et le suivi de la santé des salariés. Elles peuvent également mobiliser la cellule PDP pour prévenir les situations de désinsertion professionnelle.
Anticiper les risques et agir tout au long de la vie professionnelle permet de préserver durablement la santé des salariés et de favoriser leur maintien en emploi.