Après une maladie, un accident ou une période de soins, reprendre au même rythme qu’avant n’est pas toujours possible. Fatigue, soins en cours ou capacités réduites peuvent nécessiter une transition.
Le temps partiel thérapeutique permet de reprendre ou de poursuivre son activité avec un temps de travail réduit, adapté à son état de santé. L’objectif : anticiper les difficultés et favoriser les conditions d’un maintien durable dans l’emploi.
Cet aménagement temporaire du temps de travail vise à favoriser l’amélioration de l’état de santé ou la réadaptation professionnelle, notamment après une maladie, une opération, un accident ou dans le cadre d’une pathologie chronique.
Il ne correspond pas nécessairement à un « mi-temps » et ne nécessite pas toujours un arrêt de travail préalable à temps complet. Le temps travaillé peut évoluer au cours de l’aménagement.
Le temps partiel thérapeutique est prescrit par le médecin traitant. Le médecin du travail évalue la compatibilité du travail avec la santé du salarié , le temps de travail possible, et préconise les aménagements nécessaires.
Sa mise en œuvre nécessite l’accord de l’employeur. L’organisation est définie en tenant compte des préconisations du médecin du travail et des possibilités de l’entreprise : journées plus courtes, nombre réduit de jours travaillés, adaptation du poste, des missions ou de la charge de travail.
Le salarié perçoit de l’employeur une rémunération correspondant au temps travaillé. Des indemnités journalières peuvent compléter ce salaire, sous réserve des conditions d’ouverture des droits et de l’accord de l’Assurance Maladie.
Dès qu’une reprise progressive est envisagée :
Pendant un arrêt de plus de 30 jours, une visite de pré-reprise permet d’anticiper les difficultés et d’envisager des solutions avec le médecin du travail : adaptation du poste, des horaires ou des missions, accompagnement spécialisé…
Vos informations médicales restent confidentielles.
Une reprise réussie ne repose pas seulement sur les horaires : la charge de travail doit être cohérente avec le temps de présence et les capacités du salarié.
Pendant un arrêt de plus de 30 jours, un rendez-vous de liaison peut être organisé à votre initiative ou à celle du salarié, en associant le service de prévention et de santé au travail.
Facultatif et non médical, ce rendez-vous permet de maintenir le lien et d’informer sur les dispositifs facilitant le retour. Le salarié peut le refuser sans conséquence.